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Poêmes célèbres

 

 

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El Desdichado

Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé,

Le prince d'Aquitaine à la tour abolie :

Ma seule étoile est morte et mon luth constellé

Porte le soleil noir de la mélancolie.

 

Dans la nuit du tombeau, toi qui m'a consolé,

Rend moi le Pausilippe et la mer d'Italie,

La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,

Est le treille où le pampre à la rose s'allie.

 

Suis-je amour ou phébus, Lusignan ou Biron ?

Mon front est rouge encore du baiser de la reine ;

J'ai rêvé dans la grotte ou nage la sirène ...

 

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron,

Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée

Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.

 

Gérard de Nervaln Les Chimères, 1854

 

 

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Quand vous seres bien vieille, le soir, à la chandelle,

Assise au près du feu, dévidant et filant,

Direz chantant mes vers en vous émerveillant :

"Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle" !

 

Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,

Déjà sous le labeur à demi sommeillant,

Bénissant votre nom de louange immortelle.

 

Je serais sous terre, et fantôme sans os,

Par les ombres myrteux, je prendrais mon repos :

Vous serez au foyer une vieille accroupie.

 

Regrettant mon amour et votre fier dédain.

Vivez si vous m'en croyez, n'attendez à demain :

Ceuillez dès aujourd'hui les roses de la vie.

 

Pierre de Ronsard, Sonnets pour Hélène, II, XLIII, 1578.

 

 

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Le dormeur du val

C'est un coin de verdure où chante une rivière

Accrochant follement aux herbes, des haillons

D'argent ; où le soleil de la montagne fière,

Luit ; c'est un petit val qui mousse de rayons.

 

Un soldat; jeune, bouche ouverte, tête nue,

Et la nuqye baignant dans le frais cresson bleu,

Dort ; il est étendue dans l'herbe, sous la nue,

Nature, berce-le chaudement : il a froid.

 

les parfums ne font pas frissonner sa narine ;

Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine

tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

 

Arthure Rimbaud, Poèmes, Octobre 1870.

 

 

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L'etranger

- Qui aimes-tu le mieux homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?

- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.

- Tes amis ?

- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'a ce jour inconnue.

- Ta patrie ?

- J'ignore sous quelle latitude elle est située.

- La beauté ?

- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.

- L'or ?

- Je le haie comme vous haïssez Dieux.

- He ! Qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?

- J'aime les nuages ... les nuages qui passent ... là bas ...Les merveilleux nuages !

 

Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose, 1869

 

 

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Au-delà de la grâce de dieu

 

Où je marche tout apparaît en gris et sous mon ombre les fleurs pèrissent.

J'ai bu le sang de Jésus et ma réflexion est juste une ombre.

Comme une chauve-souris ou un loup je voyage et les rats annoncent mon arrivée.

 

Singe este viata

 

Je suis un esclave sous ma faim éternelle

Ma soif perpétuelle du sang dont j'ai besoin

Je suis l’abomination de la race terrestre de Satan.

 

Moarte calatoreste repede

 

Comme la brume sortie d'un sarcophage j'appelle

Mes funérailles et vous embrasserai

 

Sur mes ailes par l'obscurité je vole

Comme le roi de la nuit.

Invisible je hante la nuit et mon souffle glacial est tout ce que vous pouvez sentir.

 

Je suis revenue de la mort, mais mon âme brûle dans le feu sulfureux.

Et au-delà de la grâce de dieu je suis.

 

Je vagabonde dans l'obscurité totale,

Habitant cornu dans l'ombre.

 

Je suis revenue de la mort, mais mon âme brûle dans le feu sulfureux.

Et au-delà de la grâce de dieu je suis.

Desserrez toutes étapes vous qui m'affrontez.

 

MARDUK

(traduction aproximative)

 

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Dracul va domni din  nou in Transilvania

Tous les démons volent haut sur le voile de nuit ensorcelant.

Ils sont uniquement perturbés par les cri douloureux d’un nouveau-nés.

Le Fils du grand dragon vient en avant pour régner,

Dans toute sa gloire, ni homme ni bête ne sera aussi cruel.

Tous les anges et les hommes chétifs de dieu semblent loin,

Effrayés par la mort et le mal qui sont né ce jour.

Dracul s’approche et voit que l'âme de son fils est puissante.

Triomphalement il l’élève, rien ne pourrait être aussi magnifique

 

Dans notre ordre vous êtes maintenant le prince de notre grandeur,

Vous devez assassiner les Turcs Musulmans par  milliers.

Laissez les sentir notre colère éternelle et notre acier.

Laissons les croire que nous sommes les créatures de Dieu,

C'est notre mission que de chercher nos ennemis et de les tuer un à un.

Ils doivent le tuer à temps pour prendre  son fils..

Je me baigne dans le sang des vermines appelé Turcs pour gagner,

Les musulmans doivent être exécuté car ils vivent dans le péché.

Le Sultan Turcs Murad obtient chaque jour un nouveau-né plus puissant

Dracul ne sera pas un d'entre eux car pour son salut il priera.

Pour l’être il doit tourner le dos à ses précédents alliés et conspirer avec les Turcs.

 

Prenez garde au sang démoniaque des Turcs duquel  Dracul se nourrit.

L'empereur Saint Romain sera irriter par cela,

Mais Dracul doit se protéger lui-même, c’est son devoir.

Les enfants de dieux ont peur de la mort

Telle étaient les folles pensées du père du prince Vlad.

 

A l’âge de sept ans il se trouve déjà dans la guerre sanglante.

Ses yeux ne se détournent pas de la mort et donnent un coup à

Son père. Le frère Mircea Va alors de son côté.

Fier qu'il est de son père, un grand guerrier. Peu importe qu’il ai été couché.

Ensemble, avec les Turcs ils ont tout ravagés.

Dragons et bêtes, diables et démons se battant main dans la main.

Transylvanie, tu es la grande demeure des traîtres,

Sans aucun Dieux pour les aider.

 

De quelle nourriture a besoin un esprit mauvais ?

Qu'est-ce qui fait d’un homme un homme ?

Les actes de mort!

 

MARDUK